« Comment ça, elle vole ? » : le grand n’importe quoi de la nouvelle Tesla Roadster
Comme promis, Tesla a enfin montré pour la première sa nouvelle voiture de sport dans sa version définitive. Mais justement, est-ce vraiment une version définitive ? La nouvelle Roadster revendique des accélérations délirantes (qu'il faut relativiser) et peut même voler. Sauf qu’elle n’arrivera pas avant 2028. Et la ponctualité chez Tesla…

On attend la Tesla Roadster depuis 2017. Cela fait déjà presque une décennie qu’Elon Musk promet le retour d’une vraie voiture de sport dans la gamme, retardée à de multiples reprises depuis. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le constructeur américain a enfin levé le voile sur la version de série de la Roadster de seconde génération, succédant au premier modèle du nom avec lequel l’histoire de la marque avait débuté à la fin des années 2000.
Et cette présentation a été hallucinante. Le design de la voiture, déjà, a beaucoup évolué depuis le premier concept-car dévoilé en 2017. Elle affiche des lignes beaucoup tendues et simples, ressemblant un peu à une Lamborghini Murcielago depuis l’avant. Elle ne possède plus quatre places mais seulement deux, aussi.
Records d’accélération et vols (oui, vols)
Vous voulez connaître la fiche de la voiture ? Raté. Tesla ne dévoile quasiment aucun chiffre à ce sujet, ne disant rien de la batterie ou des moteurs électriques qu’embarque la voiture. Au vu des performances annoncées, en tout cas, elle développe largement plus de 1 000 chevaux.

Équipée d’un châssis en fibre de carbone (avec aussi du magnésium et de titane), la Roadster de seconde génération utilise des suspensions à poussoirs et possède aussi un système de ventilateurs générant beaucoup d’effet de sol à la façon de la McMurtry Spéirling.

Elle existera en trois versions : la Roadster Performance de base, annonçant un 0 à 60 mph (96 km/h) en 1,6 seconde soit déjà un record pour les voitures homologuées sur la route. Attention, il y a déjà un petit mensonge dans ce chiffre : Tesla parle d’une mesure « glissée » à l’américaine, où les tout premiers mètres de l’accélération ne sont pas comptabilisés. Il n’est donc pas dit que le « vrai » 0 à 100 km/h de la Roadster batte le 1,72 seconde de la Rimac Nevera R. Il est déjà possible de verser un acompte de 50 000 € pour la réserver.

La Roadster Thrust, ensuite, promettant le même 0 à 60 mph « glissé » en 0,9 seconde. Elle utilise des propulseurs de gaz froid installés à l’arrière (on distingue quatre petites sorties), permettant d’ajouter de la poussée physique aux accélérations mécaniques. Pour cette dernière, l’acompte de la réservation sera de 250 000 €.
La Roadster Rocket, enfin, ajoute des propulseurs de gaz froids additionnels permettant… De « piloter » la voiture hors du bitume en lui faisant faire des figures dignes d’un aéronef ! C’est cette machine que Tesla a montrée lors de la présentation, la faisant littéralement voler. Son habitacle ne possède qu’une place et la voiture ne sera pas homologuée pour la route. Elle réduit d’après Tesla le temps du 0 à 60 mph en moins de 0,6 seconde et ce chiffre paraît hallucinant à la lecture. Elle pourrait aussi dépasser les 370 km/h en vitesse de pointe. Tesla précise qu’elle sera disponible uniquement en commande spéciale dans un second temps pour des clients triés sur le volet.
Que doit-on croire ?
Reste à savoir comment une telle technologie pourrait être autorisée à la vente. Rien que les propulseurs de la Roadster Thrust, théoriquement homologuée pour la route, paraissent dangereux et on ne parle même pas de l’éventualité de laisser un client voler avec sa Roadster Rocket !
Tesla précise que la voiture sera livrée aux premiers clients en 2028 et d’ici là, la Roadster aura probablement le temps d’être reportée à nouveau…
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