
Malgré la déferlante de modèles chinois dévoilés porte de Versailles, le salon de Paris est aussi l’occasion de mettre en évidence les atouts de l’industrie automobile européenne. Elle n’en manque pas


Malgré la déferlante de modèles chinois dévoilés porte de Versailles, le salon de Paris est aussi l’occasion de mettre en évidence les atouts de l’industrie automobile européenne. Elle n’en manque pas

Incarnation de l’avenir de l’automobile, la voiture électrique cherche le plus souvent à se fondre dans la masse quitte à manquer de créativité. Pourquoi tant de gêne ? Cet apparent paradoxe va se confirmer au Mondial de Paris .

Le dragon automobile chinois est à l’offensive en Europe mais ses constructeurs, confrontés à un marché intérieur dantesque, doivent serrer les dents eux aussi.

Dominant en matière de technologie, le made-in-China est également en train de s’imposer dans le domaine des normes de sécurité. Il faut dire que les constructeurs européens et américains lui ont laissé le champ libre.

La très forte croissance des ventes de voitures électriques nourrit l’idée selon laquelle un point de basculement aurait été atteint. Cette thèse repose sur des bases crédibles mais on ne peut passer par pertes et profits les éléments susceptibles de ralentir cette marche triomphale.

Le décrochage boursier de l’ensemble des constructeurs provoqué par l’annonce le 16 juin par BMW d’un nouvel avertissement sur ses résultats n’a rien de surprenant. Cet épisode qui inquiète tout le secteur résonne comme le prix à payer de la financiarisation croissante de l’industrie automobile.

Les nouveaux modèles électriques bon marché (Renault Twingo, Citroën ë-C3) en attendant les futures kei-car européennes (2CV, Dacia Hipster) s’inscrivent à contre-courant de la gentrification de l’automobile. Pour rééquilibrer le marché, la route sera longue car les constructeurs vont devoir assouplir leur modèle économique. Les clients, eux, sont prêts.

PRISE EN MAINS - Derrière son appellation un brin tortueuse et sa ligne sans aspérités, la Dolphin G DM-I pose une question inédite. Une berline de petit gabarit peut-elle, parce qu’elle est chinoise, relancer l’attrait des hybrides rechargeables, spécialité en perte de vitesse en France, mais que les marques chinoises investissent massivement ?

Retour de DS au bercail et renaissance de la 2CV. Il s’en passe des choses, chez Citroën. Si l’on tire la pelote de ce remue-ménage, apparaissent des éléments qui suggèrent qu’au sein des groupes généralistes, la marque tend à s’effacer devant le modèle.

Depuis le départ de General Motors et l’effacement de Chrysler, Ford est le dernier des Mohicans présent sur le Vieux Continent. La marque vient d’annoncer qu’elle continuera d’y fabriquer des voitures « pour encore cent ans ». On est heureux de l’apprendre. Ces dernières années, on se demandait si, à force de se prendre les roues dans le tapis, la respectable vieille dame de Detroit n’allait pas à son tour jeter l’éponge.
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